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Entretien avec Christian Epanya auteur et illustrateur inné

October 22, 2012 0 Comments

Entretien avec Christian Epanya  auteur et illustrateur inné

L’invité de notre page littéraire ce mois est un illustrateur  au coup de griffe impressionnant, qui a contribué  à donner une image a plusieurs œuvre littéraires;  dont  le voyage de l’empereur Kankou Moussa, le mystère de la reine Amaya, Toussaint Louverture, Le petit  camion de Garoua, les trois mousquetaires  et  bien d’autres. Dès  1993 il sera d’ailleurs primé  en remportant le  Prix UNICEF des Illustrateurs à la Foire internationale du livre jeunesse de Bologne en Italie. Christian Kingue Epanya ce mois nous emmène dans son univers  vivace de couleurs. Dans  les lignes qui suivent il nous en dit un peu plus sur sa personne et son art.

Flashmag :Salut Christian c’est un réel plaisir pour nous de vous avoir comme invité  de notre page littéraires. Le  temps de cet interview, notre tribune est la vôtre. De prime abord nous aimerions savoir pourquoi vous avez choisie de vous lancer dans une carrière artistique d’auteur et d’illustrateur,  quand on sait que vous gagniez déjà pas mal votre vie en tant qu’employé d’une société pétrolière dans votre pays d’origine le Cameroun ?  C’est  quoi la genèse, de ce saut dans l’univers de la création artistique et du dessin ? 

Christian Epanya : En fait, je dessine depuis l’âge de trois ans. Donc, cette passion ne m’a

jamais quitté. Comme il n’y avait pas d’écoles d’arts graphiques au Cameroun, j’ai dû opter pour des études de chimie-biologie, ce qui m’a amené plus tard dans la société pétrolière dont vous faites allusion. C’est le feu intérieur qui m’a poussé à partir de cette société en 1990 lors d’un départ volontaire indemnisé.

Flashmag :vous quittez votre job de « pétrolier » pour allez-vous spécialiser dans le dessin dans une école  de dessin à Lyon où vous sortirez, diplômé  en 1992 selon vous, était-ce le moyen d’avoir une certaine légitimation pour l’exercice de votre profession, car le dessin vous le pratiquiez déjà dès votre plus jeune âge ou alors il fallait  mettre un peu de l’ordre dans votre génie artistique ?

Christian Epanya : J’étais autodidacte. Je savais déjà dessiner, mais j’avais des lacunes au niveau de la couleur qu’il me fallait combler. C’est la raison pour laquelle je suis entré à Emile Cohl, une école très réputée en France et même à l’étranger.

Flashmag :être lauréat du Prix UNICEF des Illustrateurs à la Foire internationale du livre jeunesse de Bologne en Italie en 1993 représentait pour vous quelque chose de spéciale ? Une espèce de reconnaissance de votre talent par vos pairs ?

Christian Epanya : C’est plutôt un encouragement à chercher à m’améliorer et de mériter la confiance que le jury de ce prix me faisait.

 

Flashmag :Depuis on vous a vue contribuer  à l’illustration d’œuvres, diverses, dont  les 3 mousquetaires, le petit camion de Garouale voyage de L’empereur Kankou Moussa et des dizaines autres,  s’il fallait choisir une œuvre favori dans la pléiade de celles que vous avez illustré  la quelle choisiriez-vous ?

Christian Epanya : Sans hésitation, Le Voyage de l’Empereur Kankou Moussa ; parce que cette œuvre met en lumière la vie d’un monarque africain de premier plan et l’a fait découvrir aux enfants et adultes africains et non africains. L’histoire de l’Afrique et des africains mériterait d’être plus connue qu’elle ne l’est actuellement.

Flashmag :Lors de l’élaboration, de vos dessins qu’est-ce qui vous inspire plus le texte de l’écrivain  ou votre vision et lecture personnelle de l’œuvre ?

Christian Epanya : L’élaboration, des dessins ou des illustrations, nécessite une alchimie toute particulière entre le texte de l’écrivain et mon interprétation personnelle. Il faut que j’habite l’histoire pour sentir venir le pouvoir de l’exprimer par le visuel.

Flashmag :on sait que vous écrivez aussi vous animez  à ce titre aussi des ateliers d’écriture et d’illustration en France et à l’étranger. Comment le dessin a-t-il contribué à l’écriture et vis-versa ?

Christian Epanya : En ce qui me concerne, c’est l’écriture qui est la première étape dans mon processus de création. Le dessin ne vient qu’après.

Flashmag :avez-vous déjà eut des difficultés à vous entendre avec un auteur ou une maison

d’édition sur  une des illustrations que vous aviez faite ? Comment ça se passe ? L’auteur ou la maison d’édition vous donne des directives strictes ou alors ils vous laissent carte blanche, quand a  la création des dessins d’illustration des œuvres littéraires ?

Christian Epanya : Il est déjà arrivé une fois que mon style d’illustrations ne convienne pas à un auteur. En général, les maisons d’éditions me laissent carte blanche.

 Flashmag :vous venez de participer au Salon du Livre de Jeunesse de l'Océan Indien dans la ville du Port (Ile de la Réunion) du 3 au 7 Octobre 2012, quelle mémoire en gardez-vous de cet évènement ? Quelles sont vos impressions sur la quintessence  des œuvres littéraires dans les pays de l’hémisphère sud ?

Christian Epanya : J’ai été surpris par la vitalité de l’édition dans les pays de l’Océan Indien ; plus particulièrement l’île de la Réunion qui en est la locomotive dans la région. J’ai été d’autant plus surpris que, depuis un peu plus d’une dizaine d’années, je suis son évolution. Je suis très encouragé par les progrès réalisés. Les œuvres parlent   évidemment, des problématiques dans les pays concernés (culture, écologie, éducation etc…)

Flashmag :En septembre dernier de 2 nouvelles parutions illustrées par vous  sont sorties: Le Pagne bleu chez Orphie avec un texte de Jocelyne Sauvard, et La Barbe du Chef chez Monde Global Editions Nouvelles. Que pensez-vous de ces œuvres et de votre illustration ?

Christian Epanya : Pour l’instant, il n’y a que Le Pagne Bleu qui est paru. La Barbe du Chef attend un éditeur sérieux ; celui qui était pressenti pour sa publication a des difficultés. Le Pagne Bleu a reçu un bon accueil au Salon du Livre Jeunesse de l’Océan Indien et sera à Montreuil. Espérons qu’il aura la même réception.

Flashmag : au moment de clore cette interview avez-vous une mention spéciale envers le public ? Quel est votre agenda du futur proche ?

 

Christian Epanya : Oui, c’est le public qui nous fait et nous défait. Sans lui, nous ne sommes rien. Pour le moment, il est au rendez-vous. Je souhaite qu’il continue à me faire confiance, de mon côté, j’essayerai d’être à la hauteur de ses attentes.

Mon agenda pour les mois à venir, c’est le Salon du Livre de Pont-de-Claix à côté de Grenoble, celui de LaRiche près de Tours, celui de Montreuil et immédiatement après, mon départ pour le Cameroun où je devrais rencontrer des Africains-Américains pour des projets communs mais aussi pour la recherche de la documentation, car j’ai l’intention d’écrire un livre sur le Mont Cameroun. J’ai aussi l’intention de le gravir avec l’aide de guides expérimentés.

Flashmag :Christian Epanya,  Flashmag et son lectorat vous  remercie pour cet entretien cordial.

 

Propos recueillis par Hubert Marlin Jr.

Journaliste-Ecrivain

 

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